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Description du produit

Paru en 1995 sous un titre qui suscita la polémique, Le Travail. Une valeur en voie de disparition a été perçu comme un manifeste contre le travail et une prophétie annonçant le déclin de la valeur travail. Le débat qui s'est alors ouvert, auquel fut associé, notamment, Jeremv Rifkin, ne s'est depuis plus refermé. Dominique Méda y revient, quinze ans plus tard: la valeur travail s'est-elle dégradée ? Faut-il réhabiliter le travail? Est-ce la fin du travail ? Elle précise les raisons pour lesquelles le débat auquel elle invitait alors - comprendre si le travail peut ou non, en régime capitaliste, devenir une oeuvre à la fois individuelle et collective - n'a pas pu avoir lieu. Cet ouvrage démontre, en mobilisant les principaux textes philosophiques et l'histoire des idées politiques, comment le travail est devenu une valeur centrale. Il invite à remettre sur le métier la question lancinante du rôle que tiennent l'échange économique et le travail dans la fabrique du lieu social. Il propose enfin une voie pour permettre à tous les membres de la société, hommes et femmes, d'accéder non seulement au travail - un travail décent ou soutenable -, mais aussi à l'ensemble de la gamme des activités, qu'elles soient amicales, politiques, parentales ou de développement personnel, qui constituent le bien-être individuel et social.

Revue de presse

Le travail n'a pas toujours été au coeur du lien social
C'est un concept moderne, inventé au dix-huitième siècle pour répondre au double problème que constituait la fondation et la régulation d'une société laïcisée. Il n'est pas une catégorie anthropologique fondamentale, il ne constitue pas l'essence de l'homme.
La pensée économique a pris une place considérable dans nos sociétés modernes
Elle a éliminé la politique, puisqu'elle se veut une science des comportements humains, dont les lois permettent une régulation automatique de la société. Fondée sur une vision réductrice de l'homme et de ses richesses, elle nous entraîne dans une course au développement qui a oublié ses fins.
Nous vivons aujourd'hui une situation paradoxale
Nous avons enfin la possibilité de réduire le temps consacré au travail et nous faisons tout pour ne pas le faire. Seule l'étude des origines et de l'évolution du concept de travail nous permettra de comprendre qu'il n'est pas le fondement de notre lien social et que nous pouvons nous en désinvestir au profit de la création d'un véritable espace public géré collectivement. --Idées clés, par Business Digest

Le travail, une valeur en voie de disparition ? Cela nous amène à nous poser plusieurs questions tant au niveau de l'organisation de l'entreprise, qu'au niveau de l'apparition de nouveaux marchés.

1. Au niveau de l'organisation de l'entreprise :
Pour être efficace et réactive, la culture de l'entreprise doit être partagée par tous. Lorsqu'une valeur essentielle d'une entreprise est « en voie de » modification, il risque d'apparaître un fossé d'incompréhension entre les différentes générations de salariés. Il devient donc essentiel d'identifier précisément la culture de notre entreprise pour pouvoir faire des choix. Le choix inconscient, fait par la plupart des chefs d'entreprises, est d'essayer de retarder le passage à cette nouvelle culture en ne recrutant par exemple que des salariés qui expriment clairement leur foi dans le travail. Cette stratégie a des limites, les candidats les plus brillants ne correspondant plus aux critères de choix, puisqu'en phase avec leur époque, ou maquillant leurs lettres de motivation.

Le second choix qui s'ouvre à nous, incontournable pour le futur, est de transformer l'entreprise en lieu d'épanouissement, ou mythe de lieu d'épanouissement. Les pistes sont diverses. Dominique Méda nous fait remarquer que le travail entièrement organisé par la personne elle-même peut être considéré comme un enrichissement, une oeuvre. Nous pouvons donc déjà essayer de repenser l'organisation de l'entreprise pour éviter au maximum les liens de subordination. Les progrès des réseaux informatiques, en permettant d'auto-contrôler la performance individuelle et en donnant l'accès direct à l'information nécessaire sans pré-requête, nous permettent déjà aujourd'hui de faire des progrès considérables dans ce sens.

Une autre piste plus simple est, bien entendu, l'accès au temps libre. Encore faut-il bien intégrer que dans ce cas-là, le cadre qui choisit de travailler moins doit être valorisé, et donc réfléchir aux moyens de valorisation. Nous pouvons ainsi imaginer des critères de rendements à l'heure travaillée et non plus au mois. Une troisième piste peut être de travailler sur l'illusion de l'épanouissement; en effet, le travail, bien qu'étant une valeur en voie de disparition, ne va pas disparaître immédiatement. De même, l'apparition de nouvelles valeurs basées sur l'Etre ne vont apparaître que progressivement. Pendant cette période, les salariés, à cheval entre plusieurs valeurs, peuvent être motivés par une illusion d'épanouissement tout en conservant l'essentiel de leurs valeurs traditionnelles. Nous pouvons donc imaginer des stages de développement personnel avec une communication très forte dans l'entreprise, pour donner à celle-ci une image valorisante en accord avec son époque.

2. Au niveau de l'apparition de nouveaux marchés :
Nous devrions dire aussi au niveau de la disparition de certains marchés. Si le travail, donc la production, est une valeur en voie de disparition, nous pouvons imaginer que la consommation, au sens ou nous l'entendons aujourd'hui, c'est-à-dire en temps que moyen d'expression valorisant, risque d'être profondément modifiée. Nous devrions en revanche voir apparaître de nouveaux marchés visant à l'épanouissement de l'individu. Ces marchés vont d'une présentation plus « ETRE » des produits aux marchés occupés aujourd'hui par les sectes ou les psychanalystes. Nous pouvons imaginer que des entreprises aussi révolutionnaires que l'était le Club Méd en son temps voient le jour.

En conclusion, nous pouvons dire que nous ressentons déjà cette évolution des valeurs et qu'il faut évaluer dans chaque entreprise son importance. L'évolution étant différente selon les secteurs d'activités et les zones géographiques, il faut alors savoir anticiper pour rester performant, sans jamais oublier qu'être trop en avance est souvent une erreur pour une entreprise. -- Jean-Miche Dubedout ----Business Digest

Présentation de l'éditeur

Paru en 1995 sous un titre qui suscita la polémique, Le Travail. Une valeur en voie de disparition a été perçu comme un manifeste contre le travail et une prophétie annonçant le déclin de la valeur travail. Le débat qui s'est alors ouvert, auquel fut associé, notamment, Jeremv Rifkin, ne s'est depuis plus refermé. Dominique Méda y revient, quinze ans plus tard: la valeur travail s'est-elle dégradée ? Faut-il réhabiliter le travail? Est-ce la fin du travail ? Elle précise les raisons pour lesquelles le débat auquel elle invitait alors - comprendre si le travail peut ou non, en régime capitaliste, devenir une oeuvre à la fois individuelle et collective - n'a pas pu avoir lieu. Cet ouvrage démontre, en mobilisant les principaux textes philosophiques et l'histoire des idées politiques, comment le travail est devenu une valeur centrale. Il invite à remettre sur le métier la question lancinante du rôle que tiennent l'échange économique et le travail dans la fabrique du lieu social. Il propose enfin une voie pour permettre à tous les membres de la société, hommes et femmes, d'accéder non seulement au travail - un travail décent ou soutenable -, mais aussi à l'ensemble de la gamme des activités, qu'elles soient amicales, politiques, parentales ou de développement personnel, qui constituent le bien-être individuel et social.

Quatrième de couverture

Hommes politiques, experts et économistes rivalisent aujourd'hui pour trouverles moyens d'augmenter le volume du travail. Tous semblent tenir pour acquis que l'homme a besoin de travail et que celui©ci non seulement a toujours été mais encore demeurera au fondement de notre organisation sociale. Et si cela était faux ? Si le travail n'était qu'une " invention " récente dont nos sociétés ont ressenti la nécessité dans un contexte historique particulier, une solution datée dont nous pourrions désormais nous passer ? La volonté farouche des pouvoirs établis de " sauver le travail " ne trahit©elle pas la difficulté que nous éprouvons à passer à une autre époque où le travail ne constituerait peut©être plus une valeur centrale ? Cherchant à situer le moment où le travail est devenu un besoin, Dominique Méda tente d'expliquer pourquoi nous avons glorifié l'instrument de notre souffrance et comment le travail a pu être tenu pour l'origine du lien social. Elle dessine alors un ordre des priorités : avant de nous engager dans la recherche des solutions au chômage, nous interroger sur le sens du travail ; avant de présenter des réponses exclusivement économiques à cette question, faire la critique de l'économie elle©même ; à l'heure de mettre en oeuvre des politiques, examiner auparavant les rapports étroits qu'entretiennent l'idéologie du travail et le dépérissement de la politique...

Biographie de l'auteur

Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure et de l'Ecole nationale d'administration, agrégée de philosophie, Dominique Méda est sociologue et auteur, dans la même collection, de Qu'est-ce que la richesse? (2000), Le Temps des femmes (2002), Au-delà du PIB (2008).

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