Amazon.fr - L'Europe sous l'acacia : Histoire des franc-maçonneries européennes du XVIIIe siècle à nos jours Tome 1, Le XVIIIe siècle - Yves Hivert-Messeca, José Antonio Ferrer Benimeli, Pierre-Yves Beaurepaire - Livres

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Conscient du nombre et de la qualité des histoires de la franc-maçonnerie précédemment parues, l'auteur relève le défi d'une oeuvre plus vaste (4 tomes) et plus ambitieuse, couvrant toute l'Europe pendant les trois derniers siècles. Ce premier volume, qui scrute le XVIIIe siècle, bénéficie d'une préface de Pierre-Yves Beaurepaire et d'une postface de José Antonio Ferrer Benimeli.

C'est en Europe que la franc-maçonnerie s'est épanouie en même temps que le siècle des Lumières. Elle fut la forme de sociabilité idéale qui unit le vieux continent d'Édimbourg à Saint-Pétersbourg, des Pays-Bas à la Sicile, tant la circulation des hommes, de leurs pensées et de leurs écrits était intense. Dans chaque ville de quelque importance, la loge était le havre où l'on trouvait accueil, échanges et débats de toute nature.

Née en partie en Écosse et en Irlande, organisée et structurée en Angleterre, la franc-maçonnerie, trop vite qualifiée de spéculative, franchit presque aussitôt la Manche où excommunications, condamnations et divulgations se multiplièrent, assurant de manière paradoxale son essor.

Chercheur érudit, Yves Hivert-Messeca fait bien plus que raconter. Il interroge. Pourquoi la querelle des Anciens et des Modernes en Angleterre ? Comment la franc-maçonnerie allemande oscilla-t-elle entre les Lumières et le nationalisme ? Pourquoi l'espace catholique européen devint-il en si peu de temps un terroir maçonnique ? Comment d'aussi vieilles monarchies absolues favorisèrent-elles ces réseaux prérévolutionnaires ? Le Grand Orient de France trouve-t-il ses gènes dans notre gallicanisme politique ? Les maçons russes : mystiques ou rationalistes ? Pourquoi la franc-maçonnerie italienne fut-elle aussi divisée ? Et quelle est la bonne explication à la naissance de tant de rites et de grades différents ? L'historien expose et compare les faits, puis convainc le lecteur dans une langue aussi claire qu'accessible.

Yves Hivert-Messeca, enseignant, chercheur, docteur en histoire, est le co-auteur, avec sa femme Gisèle, de Comment la franc-maçonnerie vint aux femmes (Dervy) et de plus d'une centaine d'articles, communications et préfaces.

Extrait

Extrait de l'introduction

DES MOTS ET DE LA CHOSE

Toute association se cherche des origines et des précurseurs les plus glorieux possibles. La franc-maçonnerie dite spéculative ou moderne, dont on fixe, de manière «officielle», la naissance au 21 juin 1717, n'échappe pas à ce travers :

«Si l'ancienneté fixe les rangs entre les Sociétés, aucune de celles qui subsistent aujourd'hui ne peut disputer la préséance à la vénérable Confrérie des Francs-Maçons. Elle se forma dès la naissance du Monde, & ses Ouvrages embellirent la terre avant le Déluge universel. Elle échappa par la protection du Ciel aux eaux qui submergèrent tant d'Hommes, de Villes & de Campagnes, & elle rendit peu à peu à notre Continent, désolé par cette effroyable inondation, les ornements qu'il avait perdus.»

Si la genèse de la franc-maçonnerie n'est pas aussi immémoriale que le prétend Louis François de La Tierce (1699-1782), traducteur autant qu'adaptateur des Constitutions d'Anderson, ses origines sont aussi embrumées qu'un brouillard de Londres où se situe sa naissance officielle. Les premiers fre-masons, freemasons ou fre masyns (en anglais) ou fri-maçons, frey-maçons, maçons-libres ou francs-maçons (en français) savaient-ils combien le nom qu'ils s'étaient donné était porteur d'ambiguïté ? Libres donc francs ? Francs donc libres ? Les maçons du Moyen Âge furent-ils véritablement francs ? La maçonnerie était-elle un Franc Métier (Craft) ? Cette expression apparaît-elle, au Moyen Âge, pour les professionnels de la construction ? Toute une littérature tenta de le prouver. En 1955, Eric Ward semble avoir démontré de manière convaincante qu'en réalité le mot free-mason est une version contractée de free-stone mason, ouvrier, sculpteur ou imagier, travaillant une pierre calcaire tendre, dont la forme anglo-normande est mason de pere fraunche. Ces opératifs se distinguaient des rough masons, tailleurs de pierre rugueuse.
L'expression free-stone mason apparaît pour la première fois, en franco-normand, dans le Statute of Labourers, loi adoptée en 1351 par le Parlement de Londres, en réponse à une pénurie de main-d'oeuvre consécutive à la Black Death («Grande Pestilence») de 1348. Cette catastrophe démographique provoqua, non seulement une forte diminution de bras, mais également l'appel aux paysans comme nouvelle force de travail, une forte augmentation des salaires, du coût du travail et de l'inflation. Pour la juguler, le roi Édouard III avait délivré en 1349 l'Ordinance of Labourers. Le texte de 1351 avait pour ambition de renforcer et de préciser celui de 1349. Cependant, dans le London Assize of Wages de 1212, on trouve déjà le groupe nominal en latin de sculptores lapidum liberorum.
Le mot d'origine franco-normande mason (masoun) est utilisé à compter du XIIe siècle. L'expression, en latin, en franco-normand ou en anglais, est assez courante à partir de la deuxième moitié du XIVe siècle. Elle est utilisée aussi bien pour les masouns hewers (maçons tailleurs ou taylatores) que pour les masouns légers (maçons poseurs ou cubitores).

Présentation de l'éditeur

Conscient du nombre et de la qualité des histoires de la franc-maçonnerie précédemment parues, l'auteur relève le défi d'une oeuvre plus vaste (4 tomes) et plus ambitieuse, couvrant toute l'Europe pendant les trois derniers siècles. Ce premier volume, qui scrute le XVIIIe siècle, bénéficie d'une préface de Pierre-Yves Beaurepaire et d'une postface de José Antonio Ferrer Benimeli.

C'est en Europe que la franc-maçonnerie s'est épanouie en même temps que le siècle des Lumières. Elle fut la forme de sociabilité idéale qui unit le vieux continent d'Édimbourg à Saint-Pétersbourg, des Pays-Bas à la Sicile, tant la circulation des hommes, de leurs pensées et de leurs écrits était intense. Dans chaque ville de quelque importance, la loge était le havre où l'on trouvait accueil, échanges et débats de toute nature.

Née en partie en Écosse et en Irlande, organisée et structurée en Angleterre, la franc-maçonnerie, trop vite qualifiée de spéculative, franchit presque aussitôt la Manche où excommunications, condamnations et divulgations se multiplièrent, assurant de manière paradoxale son essor.

Chercheur érudit, Yves Hivert-Messeca fait bien plus que raconter. Il interroge. Pourquoi la querelle des Anciens et des Modernes en Angleterre ? Comment la franc-maçonnerie allemande oscilla-t-elle entre les Lumières et le nationalisme ? Pourquoi l'espace catholique européen devint-il en si peu de temps un terroir maçonnique ? Comment d'aussi vieilles monarchies absolues favorisèrent-elles ces réseaux prérévolutionnaires ? Le Grand Orient de France trouve-t-il ses gènes dans notre gallicanisme politique ? Les maçons russes : mystiques ou rationalistes ? Pourquoi la franc-maçonnerie italienne fut-elle aussi divisée ? Et quelle est la bonne explication à la naissance de tant de rites et de grades différents ? L'historien expose et compare les faits, puis convainc le lecteur dans une langue aussi claire qu'accessible.

Yves Hivert-Messeca, enseignant, chercheur, docteur en histoire, est le co-auteur, avec sa femme Gisèle, de Comment la franc-maçonnerie vint aux femmes (Dervy) et de plus d'une centaine d'articles, communications et préfaces.

Biographie de l'auteur

Yves Hivert-Messeca, enseignant, chercheur, docteur en
histoire, est le co-auteur, avec sa femme Gisèle, de Comment
la franc-maçonnerie vint aux femmes (Dervy) et de plus d'une
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