Ma vie d'esclave (Récits, témoignages) eBook: Mende Nazer: Amazon.fr: Boutique Kindle

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Présentation de l'éditeur

Avec ses quatre frères et soeurs, Mende menait une enfance heureuse dans son village situé dans les monts Nuba, au centre du Soudan. Vive et intelligente, elle allait à l'école où elle apprenait l'arabe, les mathématiques et étudiait le Coran. Son existence est bouleversée lorsque, une nuit, des brigands fondent sur le village et capturent les habitants. Mende est enlevée, violée puis vendue à un couple de Khartoum, sans savoir quel sort a été réservé aux autres membres de sa famille. Elle n'a alors que douze ans. Désormais, il lui faut travailler jour et nuit sous les coups, les humiliations et les brimades de Rahab, sa maîtresse, qui lui mène une vie infernale.
Après sept ans de captivité, Mende est envoyée à Londres chez la soeur de Rahab, épouse d'un diplomate de l'ambassade du Soudan. Si les conditions de vie y sont tout aussi dures, elle ne subit plus de maltraitances physiques.
La jeune femme raconte comment ces années d'esclavage lui ont fait perdre toute confiance en elle, toute volonté. Heureusement, l'espoir renaît quand sa « famille d'accueil » s'absente pendant plusieurs semaines. Mende est alors confiée à une autre famille. Cette dernière, ignorant tout de sa situation, laisse la jeune femme aller et venir à sa guise, et l'envoie même seule faire les courses. Mende reprend courage et ose aborder dans la rue un homme qui semble être un Soudanais. Grâce à cet homme, qui contacte un membre de son ethnie, Mende échafaude un plan et prépare son évasion
C'est le récit de sa vie qu'elle nous livre ici, le témoignage d'une esclave moderne.

Extrait

Extrait du prologue :

Le jour qui changea ma vie à jamais s'ouvrit sur une aube radieuse. Je saluai le soleil levant en me plaçant face à l'est pour prononcer la première de mes cinq prières quotidiennes à Allah. Nous étions au printemps 1994 et la saison sèche arrivait à son terme. J'avais environ douze ans. Après la prière, je me préparai à me rendre à l'école. J'avais une heure de marche à effectuer pour y parvenir, une heure pour en revenir. J'étudiais avec beaucoup d'application, parce que je souhaitais devenir médecin.
Pour une petite Africaine modeste comme moi, il s'agissait d'un grand rêve. Je suis originaire de la tribu des Nubas, des monts Nuba du Soudan, l'un des lieux les plus isolés de la planète. Je vivais dans un village de cases en pisé aux toits de chaume, niché au pied de hautes collines. Ma tribu n'était composée que de chasseurs et d'agriculteurs, pour la plupart musulmans. Mon père possédait un troupeau de cinquante têtes de bétail, ce qui signifiait que, sans être riche, il n'était pas non plus démuni.
Après ma journée d'élève studieuse, je rentrai à la maison où j'effectuai les tâches qui m'étaient dévolues. Puis ma mère prépara le repas du soir. Mon père avait passé la journée aux champs à moissonner, aidé de mes frères, si bien qu'ils étaient tous affamés. Après le dîner, nous nous réunîmes dans la cour où nous écou­tâmes notre père nous conter des histoires. Je me sou­viens que nous rîmes à gorge déployée, assis autour du feu. Mon père était un homme très drôle, un blagueur né. J'éprouvais une profonde affection pour tous les membres de ma famille.
Comme il faisait froid ce soir-là, nous ne nous attar­dâmes guère dehors. J'allai me coucher comme d'habitude, pelotonnée contre mon père. Un feu brûlait au milieu de la case, qui nous tenait chaud toute la nuit. Ma petite chatte, Uran, était lovée sur mon ventre. Ma mère était allongée sur son lit, de l'autre côté du feu. Il ne nous fallut pas longtemps pour tous dormir à poings fermés. Mais à peine nous étions-nous endormis qu'un raffut effrayant se produisit dans la cour. J'ouvris les yeux, interloquée, et j'aperçus une sinistre lumière orange danser à l'intérieur de la case.
Mon père se leva d'un bond en hurlant :
- Ook tomgua /Le feu, le feu au village !
Nous nous précipitâmes à la porte. À l'autre bout du village, des flammes jaillissaient vers le ciel. Au début, nous pensâmes qu'un villageois avait dû incendier sa hutte par mégarde. C'était plutôt monnaie courante dans notre village. Mais nous entrevîmes alors des silhouettes qui couraient entre les cases, des torches à la main. Je les vis jeter des brandons sur les toits de chaume, qui s'embrasèrent sur-le-champ. Leurs habitants se précipitèrent à l'extérieur, mais ces hommes les attaquèrent et les jetèrent sur le sol.
- Des - Mourahilines» ! hurla mon père. Des enva­hisseurs arabes ! Les Mourahilines attaquent le village !
Figée par la peur, je ne comprenais toujours pas bien ce qu'il se passait. Mon père me saisit alors par le bras.

Biographie de l'auteur

Mende Nazer est née au Soudan en 1980. Depuis septembre 2000, date de son évasion, elle réside à Londres, où elle a suivi des études d'infirmière, et se bat pour que cessent ces pratiques barbares.

Détails & caractéristiques

  • Date de publication:20 avril 2005
  • Éditeur:Archipel
  • Langue:Français

À propos de cet article

Détails sur le produit

  • Date de publication:20 avril 2005
  • Éditeur:Archipel
  • Langue:Français
  • ASIN:B00KAW4MF2
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