American Desperado (Policier / Thriller) eBook: Jon Roberts, Evan Wright: Amazon.fr: Boutique Kindle

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Présentation de l'éditeur

Jon Roberts naît en 1948 au coeur du Bronx, dans une famille de la mafia new-yorkaise, les Gambino. À 7 ans, il assiste à un assassinat commis par son père. Ce jour-là, il décide de suivre la même voie, celle du crime organisé. Après un passage au Vietnam, il connaît une ascension fulgurante au sein de la mafia : racket, trafic de cocaïne pour le compte du cartel de Medellín, meurtres… C’est une effrayante épopée de réussite criminelle qu’il bâtit dans les années 1970 et 1980. Roberts est enfin arrêté en Colombie mais réussit à s’évader. Rattrapé par la police américaine, il accepte de coopérer avec la justice. Evan Wright est un journaliste et écrivain américain reconnu.

American desperado est le fruit de leurs échanges.

Une lecture hallucinante.

Extrait

MIAMI (FLORIDE), AVRIL 2008

EVAN WRIGHT (E.W.) : Pendant une pause du match de basket Heat vs Pistons, le commentateur signale au public la présence d'une célébrité dans les gradins du stade American Airlines :
- Mesdames et messieurs, Jon Roberts de Miami, l'authentique cocaïne cowboy, est parmi nous ce soir !
Les écrans géants sont envahis par des images de l'intéressé, la soixantaine sportive, les cheveux argentés peignés en arrière, le visage inexpressif. Ne se sachant pas filmé, il regarde droit devant lui; ses yeux enfoncés lui donnent un air de prédateur. Ses voisins se lèvent pour le prendre en photo avec leurs téléphones portables. En se voyant sur les écrans, Roberts esquisse un sourire affligé, genre «OK, vous m'avez piégé», et enlace son fils de huit ans assis à ses côtés. Julian incline la tête contre 1 épaule de son père, la relevant de temps en temps pour sourire tandis que les flashs crépitent. Son père est la plus grande star du stade !
Il y a une quinzaine d'années, Jon Roberts était un fugitif désigné par les autorités comme le principal contact du cartel de Medellin aux États-Unis ; inculpé pour l'importation de milliards de dollars de cocaïne, on voyait sa tronche sur les affiches WANTED de tous les bureaux de poste. Avec un petit groupe d'associés américains, il avait créé à partir de Miami un véritable «réseau FedEx» du trafic de drogue. Ils utilisaient des aérodromes secrets, des bornes d'écoute pour espionner les communications des garde-côtes, des radiophares sophistiqués pour suivre la cocaïne transportée par bateau : toute une organisation qui avait déjoué la surveillance des autorités américaines pendant près de dix ans. Cet épisode du parcours scandaleux de Roberts, raconté en 2006 dans le documentaire choc Cocaïne Cowboys, illustre la folie du style de vie associé au trafic de coke à Miami dans les années 1980.
Certains éléments clés de l'extraordinaire vie criminelle de Roberts restaient inconnus : son ascension dans un puissant clan de la Mafia new-yorkaise, les meurtres ayant précipité son exil à Miami, son accord secret avec les autorités par l'intermédiaire d'un agent de la CIA... Roberts possédait un atout peu commun chez les tueurs présumés : le charme. Un homme ayant fait affaire avec lui à New York quand il appartenait à la Mafia, et devenu prêtre à la suite de cette expérience, m'a confié :
- Jon était adorable, de très bonne compagnie. Derrière cette apparence, il y avait un type capable du pire. Dr Jekyll et Mr Hyde !
Roberts ne cache pas ce qu'il est ; son honnêteté est mâtinée d'un humour sardonique assez déstabilisant. Avant qu'on se rencontre pour évoquer l'histoire de sa vie, il m'a dit au téléphone :
- Peut-être que je suis un psychopathe. La majeure partie du temps que j'ai passée sur cette terre, je n'ai eu aucun respect pour la vie humaine. C'a été la clé de ma réussite.

Revue de presse

Le journaliste Evan Wright a eu le privilège d'écouter Jon Roberts, criminel endurci, raconter sa vie. Résultat : l'incroyable mais vrai " American Desperado ". Jon Roberts est mort en 2011, à peine trois mois après la parution, aux Etats-Unis, de ses Mémoires, American Desperado, coécrits avec le reporter et romancier Evan Wright. Son CV criminel a de quoi impressionner les amateurs les plus endurcis des films de gangsters : braquages, rackets, tortures, assassinats, arnaques en tout genre, trafic de drogue à grande échelle pour le cartel de Medellín... En parcourant son autobiographie, on croit revivre des scènes du Parrain et de Scarface...
Dans American Desperado, Jon Roberts s'est livré avec une rare franchise : son ascension au sein de la pègre new-yorkaise dès la fin des années 1960, les meurtres ayant précipité son exil à Miami, la sophistication des moyens mis en oeuvre avec ses associés pour berner les autorités pendant plus de dix ans (aérodromes secrets, bornes d'écoute pour espionner les communications des gardes-côtes, balises à longue distance équipant les bateaux, avions capables de voler très bas, sous les radars), lorsqu'il assurait la logistique du transport de drogue pour les Colombiens. Il raconte aussi son accord secret avec la CIA pour convoyer des armes aux Contras qui combattaient le gouvernement sandiniste au Nicaragua... Wright s'est interdit de glorifier comme de " moraliser " le personnage ou la trajectoire de Jon Roberts...
Courant des années 1960 aux années 1990, lorsque la drogue coulait à flots et que les Etats-Unis menaient en sous-main ses guerres sales en Amérique du Sud, cette fresque est en voie d'adaptation au cinéma. (Macha Séry - Le Monde du 31 octobre 2013)

Ames sensibles, passez votre chemin, ce livre est plus gore qu'un film de Tarantino, mais aussi plus palpitant que tout autre roman de gangsters...
Ecrit avec Evan Wright, un journaliste américain qui a pu longuement rencontrer Jon Roberts avant sa mort en 2011, le récit de la vie absolument décadente de Roberts en apprend plus sur le fonctionnement de la mafia américaine que n'importe quel documentaire sur Lucky Luciano : une mine d'informations racontées sur le ton du badinage, les confessions d'un malfrat pas du tout repenti mais surtout le récit désopilant d'une vie menée à l'encontre de tout politiquement correct. Jon Roberts, né Riccobono, voit le jour en 1948 dans le Bronx et grandit dans le crime comme d'autres dans la soie...
Psychopathe autoproclamé, Jon Roberts est un personnage profondément iconoclaste, mais surtout hilarant. «Bryan était excessif. Un jour, il a forcé un type à manger son arme», confie-t-il ainsi au sujet de son associé. C'est ce mélange d'horreur et de détachement qui fait tout le sel d'un livre qui aurait pu tourner à l'énumération de faits d'armes pour rappeurs apprentis- gangsters. Au lieu de quoi, American Desperado fait se rencontrer Woody Allen et Tarantino, Oliver Stone et Michel Audiard. (Clémentine Goldszal - Les Inrocks, décembre 2013)

Un mot de l'auteur

C'est Éric Vieljeux, directeur de 13e Note Éditions, qui a repéré ce livre aux États-Unis et, fidèle à sa passion pour les «odyssées humaines», a senti son potentiel. Le tandem Roberts (le gangster) & Wright (le reporter) avait toute sa place parmi les «auteurs extrêmes sous haute tension» publiés par la maison - notamment pour les passages hallucinants consacrés au Vietnam, quelque part entre Pas de saison pour l'enfer (2013) de Kent Anderson et Né un 4 Juillet (2014) de Ron Kovic. Le film Les Bérets verts, qui valut à John Wayne l'opprobre des bien-pensants en 1968, avait le mérite de rappeler une réalité sur laquelle Jon Roberts, peu soucieux de se justifier, n'insiste guère : les abominations qu'il a commises au Vietnam étaient communément perpétrées par le camp d'en face.

Le thème central du livre s'exprime dans la phrase suivante : «Une devise de mon père a dominé ma vie quand j'étais gosse : «le mal est plus fort que le bien - en cas de doute, choisis le camp du mal.»» Devise diamétralement opposée à celle du poète mystique français François Brousse (1913-1995) : «Le bien est plus fort que le mal car le mal finit nécessairement par s'autodétruire.» Toute velléité de scrupule est balayée dans ce bref dialogue entre le narrateur et son compagnon d'aventures, rentrés mal en point du Vietnam :
«- Peut-être que ça nous est arrivé en châtiment de tout ce qu'on a fait aux gens, là-bas...
- C'est possible, a répondu Steve. Et alors ? On a bien profité de chaque instant.»
Rock-and-roll !

Evan Wright y insiste dans ses e-mails, il s'est interdit d'enjoliver le personnage en le présentant comme une «victime de la société» : «Il n'en avait rien à foutre de la manière dont je le représentais. Jon ne se vantait pas de son amoralité, ni ne la dissimulait. Pour un mec venu de la rue, il était remarquablement objectif, semblant parfois se considérer lui-même comme une expérience scientifique.»
Leurs entretiens ont duré trois ans, pendant lesquels Wright s'est parfois demandé si l'amour du gangster vieillissant pour son fils n'était pas simulé dans le but d'atténuer la noirceur du livre. Le fait est qu'à la fin de sa vie, Jon, rongé par le cancer, ne parlait que de Julian au reporter. Incertain de l'origine de sa propre violence (génétique ? sociale ?...), il craignait que son fils en hérite.
Les gens courageux ne sont pas toujours gentils, ni les gentils toujours courageux. Peut-être Jon Roberts fera-t-il l'expérience de la gentillesse dans une prochaine existence, s'y étant exercé à l'issue de celle-ci en découvrant l'amour via la paternité ?

Sous la pression des avocats de l'éditeur américain, Evan Wright a écarté certains épisodes de son manuscrit, notamment le viol d'un codétenu par Jon pendant son incarcération, et une soirée au cours de laquelle Jon battit presque son pitbull à mort devant Julian et Evan Wright - «afin de donner une leçon à son fils».
Dans les réimpressions de la version française, 13e Note a dû modifier le nom d'un juge qui «se poudre le pif» en compagnie du gangster.
La traduction de ces Mémoires en français n'a pas posé de problème majeur. Naturellement, Jon Roberts ayant eu autant de vies qu'un chat sauvage, il a fallu se familiariser avec le vocabulaire plus ou moins spécialisé de divers milieux, très différents les uns des autres.

En guise de conclusion, ce lien vers un tube de Starbuck, manne d'accords disco tombée en 1976 sur les States en général et Miami en particulier à l'époque où les cocaine cowboys y régnaient en maîtres - et en seigneurs. Le chanteur, ce qui ne gâte rien, est le sosie maigrichon de Jon Roberts :
http ://www.youtube.com/watch ?v=oCuQQcISZTM
Rien de tel qu'un clair de lune tamisé pour importer des tonnes d'héro colombienne au nez et à la barbe des garde-côtes : «Moonlight feels right...»

Patricia Carrera, traductrice de l'ouvrage

Biographie de l'auteur

Jon Roberts, né Riccobono, a vu le jour en 1948 à New York dans une famille liée au clan Gambino, et est mort d'un cancer en 2011, deux mois après la publication de ses Mémoires. Au Moyen Age, en Italie, ç'aurait été un condottiere ; au XXe siècle, il a été l'un des plus grands gangsters américains. Caïd des cocaine cowboys, il fut le correspondant numéro 1 du cartel de Medellin à Miami de 1975 à 1985. Arrêté en 1991 après des années de cavale, il a écourté sa peine de prison en devenant indic pour des agences fédérales. Evan Wright, proche des journalistes gonzo, a été récompensé par de multiples prix (Los Angeles Times Book Award, PEN/ Faulkner Award...). Ses reportages en immersion sur des anarchistes, skinheads et autres marginaux ont été publiés par RollingStone et Vanity Fair. Partageant le quotidien des marines pour couvrir la guerre d'Irak, il a tiré de cette expérience un roman, Generation Kill, adapté par la chaîne HBO sous forme de minisérie. C'est en 2008 qu'ont débuté ses trois années d'entretiens avec Jon Roberts.

Détails & caractéristiques

  • Date de publication:4 février 2015
  • Éditeur:Le Livre de Poche
  • Langue:Français

À propos de cet article

Détails sur le produit

  • Date de publication:4 février 2015
  • Éditeur:Le Livre de Poche
  • Langue:Français
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